On continue l’anthologie Zelda 3D avec le suivant : The Legend of Zelda: Majora’s Mask.
The Legend of Zelda: Majora’s Mask
Je n’avais jamais joué à cet épisode alors que j’avais adoré Ocarina of Time. Je ne connaissais rien du jeu si ce n’est qu’il était sombre et était centré autour d’une boucle temporelle de 3 jours. J’avais toujours peur de ce jeu à cause de son ambiance et de son esthétique terrifiante. Et si je ne me trompais pas sur ce sujet, j’ai quand même découvert que je passais à côté d’un chef d’œuvre !
Ce dont on peut être sûr, c’est que Majora’s Mask est déroutant.
Ce dont on peut être sûr, c’est que Majora’s Mask est déroutant. Il ne se passe pas à Hyrule mais dans la région de Termina et on découvre tout un tas de nouveaux personnages qui reprennent pour la plupart les assets graphiques d’Ocarina of Time. C’est d’ailleurs le premier élément troublant pour moi. En effet, si les personnages se ressemblent beaucoup entre les deux jeux, ils n’ont pas les mêmes noms ! Parfois, des versions passé et futur d’un même personnage dans Ocarina of Time deviennent 2 personnages distincts qui coexistent dans la même temporalité de Majora’s Mask. Cet élément, conjugué à une intro très énigmatique, nous laisse l’impression de vivre un rêve éveillé jusqu’à la toute fin ! Le jeu n’est cependant pas totalement déconnecté de son prédécesseur en assumant d’être une suite directe : on commence là où se finit l’histoire d’Ocarina of Time et les mécaniques de gameplay communes sont très rapidement expliquées. On sent clairement que le jeu s’adresse aux personnes qui ont joué et apprécié Ocarina of Time et qui cherchent une nouvelle expérience dans sa continuité.
Certains personnages qui semblaient faire figuration se retrouvent au cœur de quêtes passionnantes, et qui parfois se télescopent entre elles.
Je dois avouer que je n’ai pas particulièrement apprécié l’ambiance pesante de Majora’s Mask. On a constamment une sensation de malaise, comme si on était enfermé dans un rêve, ou un cauchemar, sans pouvoir se réveiller. Les animations lors des transformations et même certains personnages sont particulièrement angoissantes. Par contre, j’ai vraiment beaucoup aimé les énigmes et donjons. Certes, on passe de 8 donjons principaux dans Ocarina of Time à seulement 4. Les donjons restent tout de même bien retors. Leur accès nécessitera également quelques résolutions d’énigmes. Globalement, le contenu principal semble plus restreint : moins de donjons, moins d’équipements, moins d’améliorations. Mais en ce qui concerne le contenu additionnel, je le trouve à la fois plus riche et plus agréable. On oublie les Skulltulas dorées éparpillées dans tout le jeu, ici on les retrouve uniquement dans 2 lieux dédiés. Le gros point fort du jeu réside dans la multitude de quêtes secondaires qui permettront de découvrir tous les personnages qui peuplent les régions avec l’aide d’un journal bien pensé qui répertorie leur agenda personnel sur les 3 jours et 3 nuits. Au fur et à mesure de nos découvertes, on peut enquêter, explorer, interroger, surveiller pour récupérer toutes les récompenses disponibles. Certains personnages qui semblaient faire figuration se retrouvent au cœur de quêtes passionnantes, et qui parfois se télescopent entre elles. Là où le contenu additionnel d’Ocarina of Time se contentait de 2 quêtes d’échanges et quelques mini-jeux, on a ici une multitude de petites histoires imbriquées qui donnent de la vie à tous ces personnages et nous permettent de connaitre leurs pensées, leurs doutes, leurs peurs, leurs mensonges.
Même si je trouve l’idée brillante […], elle rend toutefois la progression assez pénible et parfois frustrante.
Globalement j’ai trouvé le jeu plus exigeant, il nécessite de bien maitriser le précédent tout en rajoutant beaucoup de nouveaux contenus. Ce qui frappe le plus c’est notamment un système de sauvegarde assez contraignant : il faut nécessairement retourner au premier jour pour sauvegarder, nous faisant perdre une partie de notre progression. Hormis quelques statues à partir desquelles on peut sauvegarder et quitter une seule fois pour nous retrouver dans la même situation qu’avant à notre retour, on perd forcément notre progression en éteignant la console sans revenir au premier jour. Même si je trouve l’idée brillante, collant parfaitement à la narration du jeu, elle rend toutefois la progression assez pénible et parfois frustrante si on souhaite faire une session de quelques minutes. C’est particulièrement le cas au milieu d’un donjon qui peut prendre plusieurs heures à être terminé. Cependant, ce système de sauvegarde se justifie largement par la narration et ajoute une singularité remarquable. En outre, les statues permettent également des déplacements rapides très pratiques et on peut rapidement manipuler le temps pour le ralentir, l’accélérer ou carrément passer des demi-journées entières pour parvenir au bon moment, au bon endroit, et valider certains objectifs.
Par contre, je n’ai pas vraiment aimé le fait de devoir récupérer des fées perdues dans les 4 donjons pour débloquer les améliorations des Grandes Fées. Même avec les outils mis à disposition (compteur en temps réel, masque pour indiquer la présence d’une fée dans une pièce), j’ai trouvé ça un peu fastidieux.
Majora’s Mask crée une parenthèse dans la saga The Legend of Zelda.
Pour finir, on peut dire que Majora’s Mask crée une parenthèse dans la saga The Legend of Zelda. Les personnages emblématiques de la série sont éclipsés pour en faire briller de nouveaux qui n’auront, pour la plupart, pas d’autres échos dans les épisodes suivants. En revanche, l’histoire m’a beaucoup fait penser à celle d’un épisode tout aussi singulier qui, bien plus tard, sera une révolution pour la saga : Breath of the Wild : Dans une ambiance apocalyptique, pour contrer une menace visible aux quatre coins de la région mais accessible dès le début du jeu, on doit libérer 4 créatures gigantesques qui viendront nous aider lors du combat final.


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